Lettre aimée

Chère toi, 

Espérant que l’épistolaire me libère, je te partage un songe qui me ronge. A défaut d’être, il restera dans cette lettre.

J’ai rêvé d’un moment où le temps se suspend, où le monde est totalement absent, où l’univers ne compte plus que nous deux y vivant. Nous disparaissons de notre présent libérant l’alchimie pleinement.

J’ai rêvé d’un moment d’ombres et lumières dansant pour quelques bougies scintillant, éclairant timidement nos tenues d’Adam. Nos corps se montrant, nous nous voyons enfin vraiment. Sans faux semblants, plus rien ne nous cachant, échangeant nos regards pour cultiver intensément intensément l’intimement brûlant nous liant, faisant fi de l’indécent.

J’ai rêvé d’un moment où ce  serait moi assis sur ton séant, caressant, massant et embrassant. Je te surprends en versant le vin blanc au creux de tes reins que je’aimerais étreindre. Rallumant tes sens, comme l’allumette sur l’essence, l’embrasant en buvant de baisers haletants. Je sais à mon feu contenu que pour une fois c’est le contenant qui fait sens.

J’ai rêvé d’un moment où j’écrirais mes poèmes à même ton épiderme, mes mots inscrits sur ta peau.

Un lai pour tes lèvres, 

Une ode à ton dos,

Un quatrain pour ton cou,

Un sonnet pour tes seins,

Une fable pour tes fesses,

Une stance pour ce qui me tente,

Bref une élégie pour mon égérie,avant de me lancer dans l’épopée qui fait vivre ces lettres sur et dans nos êtres.

J’ai rêvé d’un moment où nos sourires deviennent un élan, nous rapprochant de nos lèvres se mêlant. Nos doigts découvrant ce qui ne l’est plus, et plus encore, le savourant s’apprenant en s’arpentant.

J’ai rêvé d’un moment magnifiant les sentiments. Nous amants s’aimant un instant, enflammant le déjà ardant, couvrant l’intimement, enveloppant ce qui se tend,

S’ajustant sur ce qu’on ressent, le confirmant aux geignements. S’emballant dans nos allants, s’offrant mutuellement, s’ouvrant sous un mouvement, se comblant dehors comme dedans, goûtant ton royaume des rêves ou toi me couvrant du bout des lèvres. Succombant dans un gémissement, cédant dans des tremblements, explosant à m’en planter tes dents, les doigts se serrant avant le relâchement. Croulant dans un plaisir coulant, Nous restant sur le flanc, consumés par le consommé, savourant longuement cet instant, qu’est ce moment hors du temps.

Etrebil

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Anonyme dit :

    Nice

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s