Confies-toi à moi…

#SDL5 – Confies-toi à moi…

Scènes de lit – Etrebil

Tu n’es plus qu’à quelques mètres de chez moi et tu es toujours aussi pensive sur ce que je te réserve. Cela pourrait être une de nos entrevues habituelles mais je t’avais prévenu que je te réservais un moment spécial. J’étais resté très mystérieux malgré tout. Je m’étais contenté de te demander de m’écouter et de me faire confiance. Tout ceci te laisse aussi songeuse qu’émoustillée par l’inconnu et le jeu. Tu sais de toute façon qu’une fois entre mes mains, je prendrais soin de toi.

Te voilà devant chez moi à me demander le code. Je ne me contente pas de te le donner, je te fournis mes premières instructions.


« Rentre, c’est ouvert. Tu trouveras un bandeau sur la porte. Mets-le et quand ce sera fait, dis simplement : Je suis à toi »

Tu rentres dans l’appartement où seule une bougie éclaire au minimum l’entrée. En refermant derrière toi, tu trouves le fameux masque de nuit accroché à la poignée. Tu dois bien avouer que sa jolie dentelle violette appelle à la coquinerie. Tu me cherches du regard sans me trouver. Tu te décides donc à suivre ma demande. Tu prononces la phrase magique, seule et privée de ta vue dans ce couloir.

Les premiers bruits de pas se font entendre et la porte de la chambre s’ouvre. Ta main est saisie et tu es entraînée dans la chambre dans le plus grand silence. A peine rentrée, tu es arrêtée debout au milieu de celle-ci. La main qui te guidait te quitte quelques instants. L’hôte semble savourer l’instant. Tu te dis que ce doit être moi mais tu n’as aucun moyen de le vérifier.

Il fait le tour de toi puis vient poser un baiser sur ton cou. Il poursuit en faisant glisser le manteau de tes épaules. S’entame alors ton effeuillage, prodigué par ses soins. Tombe d’abord ton haut, suivi de ton pantalon. Il se place face à toi, ses bras t’entourent pour aller chercher l’agrafe de ton soutien-gorge. Tu l’entends se mettre à genoux comme tu l’entends contrôler sa respiration pour ne laisser transparaître l’excitation de ce strip-tease qu’il t’impose.

Son souffle est sur ton ventre et descend le long de toi en même temps que ta culotte. Quand il se relève, tu es nue face à lui. Tu perçois le sourire qu’il a à te voir nue et abandonnée face à lui. Il s’éloigne un instant et lorsqu’il revient, il noue tes poignets ensemble avec ce que tu crois être une cravate en soie. Il prend grand soin à ce que ça ne te serre pas trop, en veillant tout de même à ce que tu ne puisses pas t’en défaire facilement.

Une allumette craque et il fait le tour de la pièce. Le son suivant est celui de deux verres posés avant que tu ne reconnaisses le bruit caractéristique d’un bouchon de vin se libérant de son goulot. Une fois le nectar servi et goûté par ses soins, il t’entrouvre la bouche et t’en verse délicatement dans la bouche. Une goutte ayant perlée sur ta lèvre, il t’essuya dans un baiser, te donnant l’occasion de reconnaître ses lèvres.

Je prends un grand plaisir à te voir ainsi, la vision de ton corps nu mais pas seulement. Je t’ai déshabillée et attachée sans que tu ne m’aperçoives, ni n’entendes ma voix. La situation était forcément déroutante. L’idée d’une femme soumise n’avait jamais vraiment été dans mes fantasmes mais te déstabiliser et jouer de tes sens m’enthousiasme au plus haut au point. Je ne voulais pas t’embrasser non plus, la goutte de trop fut celle que je vis rouler sur ton visage Je n’ai pu me résoudre à la laisser filer plus loin. Mon scénario touchait bientôt à sa fin, la suite serait improvisée par nos désirs, enfin surtout ceux que tu m’inspirerais.

« Mets-toi à genou, te dis-je »

Tu le fais, ajoutant un petit son soulignant ta curiosité coquine.

« Je vais m’occuper de toi, mais j’aimerais qu’avant tu t’occupes de moi. »
Je joins le geste à la parole. Tu entends que je me déshabille et la sensation suivante est celle du bout de moi se posant à l’entrée de tes lèvres. D’abord surprise, tu souris et commence la fellation que je te réclame. Tes deux mains liées se calent à la racine de ma verge et se joignent à l’effort.
Tu sens mon sexe grossir au fur et à mesure à l’intérieur de ta bouche. Sentir l’effet que tu produis t’excite un peu plus. Malgré le fait qu’il se fait de plus en plus long, tu t’efforces d’aller toujours un peu plus loin, jusqu’à entièrement me couvrir.
J’écarte tes cheveux pour mieux voir ton visage m’engloutir.

« Continue, surtout ne t’arrêtes pas, tu es merveilleuse. Fais-moi jouir. » Mon annonce te galvanise et tes allers-retours se font plus intenses.

Tu as beau être nue, attachée, à genoux et les yeux bandés, c’est bien toi qui contrôle le débat. Prisonnier du plaisir de tes lèvres, tu me sens m’abandonner un peu plus à chaque minute qui passe. Je gémis, mon corps se tend de plus en plus, ce que tu perçois de la place de choix où tu es. Sous un de tes coups de langue, tu sens ton prisonnier vibrer et rependre son plaisir à l’intérieur de ta bouche. Tu te délectes de moi encore quelques instants pour ne laisser aucune trace de ma jouissance.

« Merci, tu es une artiste du plaisir, t’avoue-je en te poussant d’un baiser à t’allonger. »
« Mets-toi sur le ventre, je vais m’occuper de toi, maintenant. »

Tu obtempères sans te faire prier et t’étend dans toute ta nudité. Après avoir gâter ton hôte, tu n’as qu’une hâte : être confiée à ses soins que tu as libéré de l’empressement de l’excitation. Tu comptes sur lui pour détendre ton corps et ton esprit avant de gravir ensemble l’échelle du plaisir.

A la sensation d’un gel froid dans le dos, tu comprends que tes espoirs ne devraient pas être vain. Tu sens mes deux mains venir étaler le gel sur ton dos. Leur objectif est simple, relaxer chaque muscle de ce corps.

Les deux danseurs se posent sur tes épaules et entament leur chorégraphie. Mes pouces font des pointes sur ton cou avant de tourner entre tes omoplates. Tu en perçois déjà les effets apaisants. Après t’être pliée à mes premiers désirs, tu abandonnes chaque once de toi à ces délicates attentions.

Ton dos se relâche sous la pression du bord de mes paumes. Tu sens bien que chacun de tes muscles est sujet à une méticuleuse attention. Lorsqu’une paire de doigt se pose de part et d’autre de ta colonne, au creux de tes reins, la sensation de bien-être ne fait que grandir en toi.

Tes fesses l’une après l’autre se retrouvent prises dans le roulement des deux mains de ton masseur. Les massant d’une tendresse presque admirative, il dérive vers tes jambes qu’il traite des mêmes attentions des cuisses aux mollets. Tu es sur un nuage, d’autant que tu sais que je façonne le calme pour mieux déclencher ta tempête.

Le retour ne se fait pas comme l’aller. Je cale mes deux pouces sur l’intérieur de tes mollets, mes mains couvrant l’autre versant de tes jambes. Je remonte ainsi, lentement.

Une sensation enivrante naît à mesure qu’il parcoure les centimètres entre le bas de tes jambes et ce qui se cache sous tes fesses. L’excitation monte doucement au rythme qu’il t’impose. Tu sens la pression qu’il applique sous la courbe de tes fesses, toujours de l’intérieur vers l’extérieur. A chaque nouveau mouvement, la pulpe de ses doigts se rapproche un peu plus de ton intimité. Il ne faut pas longtemps pour que tu sentes ton sexe cerné et massé des deux côtés. Le toucher est plus subtil et t’ouvre en effleurant à plusieurs reprises tes lèvres. Le massage se conclue en remontant par la raie de tes fesses pour te saisir les hanches et te faire basculer sur le dos.

Un fois tes jambes écartées, le corps de ton amant se positionne au-dessus de toi. Son sexe est à l’entrée de toi, prêt à fusionner avec toi. Il rentre doucement, tu sens chaque pli de ton sexe qui glisse sur le sien pour l’absorber de ton être. Abandonnée, cette sensation t’envoûte et ton esprit se laisse embarquer par les sensations que procure son intrusion.

Tu perçois chaque courbure de son bassin quand il veut rentrer au plus profond de toi. La contraction de ses fesses à chaque aller est une ponctuation dont tu te délectes et que tu accompagnes d’un discret gémissement.

Il accélère progressivement, sa main sans pression prend pourtant appui sur ton cou. Tu te sens aussi soumise que sujet du désir qui génère ses envies. Tu entends le souffle qu’il s’efforce de contrôler malgré l’excitation du moment et le plaisir qu’il y prend.

Ses coups de reins t’enivrent et tu commences à percevoir l’emballement de tes pensées. Ton bassin ondule de concert avec lui. Tu veux lui faire perdre sa raison, qu’il n’ait qu’une obsession, te posséder !

Je commence à perdre pied. Tes mouvements sont un délice. Femme assumant son pouvoir sexuel en intimité. Je me sens privilégié de jouir de tes charmes. Tu es une ode à l’amour charnel. Mes pensées tourbillonnent, je te veux comme rarement.

Je sens le mâle prendre le dessus sur l’homme. Un de tes cris me fait vriller. Je te tire à moi et passe tes mains liées derrière ma tête. Assise sur moi, je suis à genou te tenant par les fesses. Mes à-coups te font rebondir sur mon bassin. Tes gémissements pleuvent et mes râles abondent.

Tu as réussi à me rendre dingue et je te le rends bien. Tu te sens flotter au-dessus du lit, prise comme si tu réveillais un affamé de ta chair. Tu bous, ton esprit se tortille et se tend comme ton corps. Tu parviens à m’ordonner de jouir avant que les spasmes ne te traversent. Un juron incontrôlé vient marquer le sommet qu’à atteint ton orgasme, l’instant d’après je tremble à l’intérieur de toi.

Etrebil

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