Sur un versant…

#SDL4 – Sur un versant…

Scènes de lit – Etrebil

L’endroit semble parfait pour passer la nuit. Le soleil déclinant ne nous laisse de toute façon guère le choix. Nous posons nos affaires au pied de la roche qui domine cette clairière. Les autres, partis devant, avaient déjà dû rejoindre le gite-étape prévu à l’origine.

Seuls en pleine montagne, le scénario aurait pu en inquiéter plus d’un. Mais tu me faisais confiance pour te ramener à bon port avec ta cheville endolorie.

Apres avoir monté la tente et allumé le feu, nous rêvons tout deux d’un bon bain dans la rivière à cinq minutes de notre campement. Tu le prendras en premier et je retournerais surveiller le feu. Nous trouvons, à peine plus en amont, un petit bassin qui s’était creusé au pied de la falaise. Je te dis que je te laisse te baigner mais tu me retiens et me demande de rester à côté, ne voulant rester seule en pleine forêt.

Alors que j’acquiesce, ton doigt virevolte pour m’inviter à me retourner. Ma position est terrible. J’entends tes vêtements tombés un par un sans pouvoir contempler ce qu’ils révèlent. Ton pull, ton t-shirt, la broche de ton soutien-gorge, un bouton puis une fermeture éclair, le frottement de ton jean sur tes jambes jusqu’au bruissement de ta culotte et sa chute. Tu es derrière moi, nue.

J’entends l’eau lorsque ton pied se pose dessus. Ainsi que le gémissement, qui sentant sa température, me fait me retourner pour un regard furtif. Le sourire en coin qui me reste atteste de la satisfaction d’avoir vu ce joli dos et ses petites fesses. Ton souffle se bloque et tu te jettes à l’eau.

Tu barbotes dans l’eau froide quand je me retourne. Si tu ne pliais pas tes jambes l’eau s’arrêterait au-dessus de ton nombril et ta poitrine ne serait pas sous la surface. Après quelques instants, tu me lances : » Ne reste donc pas là! Viens te baigner ».

Je te retourne le geste du doigt que tu m’avais adressé pour que tu te tournes. Je me déshabille en admirant la courbe de tes épaules et de ta nuque au-dessus de l’eau. Plus taquine que moi, tu te retournes rapidement pour m’apercevoir. Je fais mine de te gronder ce qui te vole un rire malicieux.

Je rentre dans l’eau et progresse jusqu’à toi. Je m’arrête à un petit mètre et tu m’accueilles par une belle brassée d’eau dans le visage, ouvrant les hostilités pour une bataille aquatique.

Nus et jouant dans l’eau au beau milieu de nulle part, ce moment a quelque chose d’insouciant, régressif mais très émoustillant. Nos gerbes d’eau nous on fait nous redresser sur nos jambes, laissant apparaître tes seins au-dessus de la surface. Tu ne cherches plus à te cacher, la liberté de ce moment a pris le dessus.

Ils sont beaux, joufflus sans être opulents, leur blanche rondeur est loin de me laisser insensible.

Je rappelle que nous devons nous laver pour retourner près du feu que nous avons laissé seul. Je récupère le gel douche laissé sur le bord et reviens vers toi, qui t’es retournée. Tu attrapes tes cheveux sur ta nuque et les soulèves, m’invitant à te laver.

Un filet de savon l’épaule gauche, un autre sur l’épaule droite et je pose mes mains sur ton corps. Mes mouvements ressemblent plus à ceux d’un massage que d’une toilette. Mes deux mains malaxent tes deux épaules puis s’occupent de détendre ton cou.

J’entends les petits sons du bonheur que mes mains te procurent. Au fur et à mesure, je te sens t’abandonner et te détendre comme un glaçon fonderait en plein soleil.

Dans ce lieu digne d’un rêve, interdit et retenue s’envolent progressivement. De toute façon, ils n’avaient pas leur place ici, cet instant étant comme hors du temps.

Je m’attaque alors à ton dos, méticuleusement mais avec énergie. Pas une seule once de ta peau ne devait m’échapper. Dans la continuité d’un geste, j’atterris sur tes fesses. Tu as un sursaut de surprise mais un sourire apparaît instantanément au coin de ta bouche. Je poursuis donc pour un bonheur sous mes doigts.

La bonne intention de te laver s’est envolée dès lors que mes mains sur tes fesses se sont retrouvées sous l’eau. Un autre jeu vient de débuter.

Je me place à genou pour être en mesure d’atteindre tes jambes. L’eau affleure presque sous mon menton et ton joli petit cul n’est pas loin non plus. Je commence mes caresses, une jambe après l’autre, du mi-mollet jusqu’à l’orée de ta raie. J’en profite aussi pour apposer mes baisers sur ta chute de reins.

Quand je me redresse, mes doigts changent de coté à partir de tes hanches pour remonter depuis ton ventre jusqu’à tes seins. Je les saisis et colle mon corps au tien.

Tu sais maintenant à ce que tu sens dans ton dos que cette séance est loin de m’avoir laissé indifférent aussi. Tu essayes de ne pas trop le montrer mais l’eau devrait bouillir autour de toi pour refléter ton excitation.

J’approche ma bouche de ton front et tu portes ton menton au ciel pour m’offrir tes lèvres. J’appose ma bouche délicatement sur la tienne, l’étreins légèrement et marque une pause pour que nous savourions ce moment… Moment que nous avions tous les deux imaginés dans des pensées que nous n’aurions jamais avoué.

C’est avec le deuxième baiser, que nous passons du bisou à s’embrasser intensément. La frustration accumulée se mue alors en une envolée d’excitation. Mes mains lâchent ta poitrine pour qu’une se pose sur ta nuque et l’autre descende sur ton ventre. J’oscille avec cette dernière entre ton nombril à fleur de surface et la partie immergée de ton ventre. Tu m’attrapes le visage partageant ainsi un peu plus avec moi.
Ma main droite se décide à plonger. Elle longe l’os de ta hanche sur l’intérieur. Mes doigts surfent sur ton pubis glabre et se posent sur ton sexe. Ils restent là un instant avant de s’éloigner pour qu’un seul ne revienne remonter sur la longueur de ta vulve. Il continue sa chorégraphie aquatique, partant puis affleurant, jusqu’à ce que tu m’ouvres entièrement ton passage.
Je m’attarde un peu à détailler son entrée avant de pénétrer à l’intérieur. Dans le même mouvement, mon autre main a pris la direction de tes fesses. Chacune d’un côté mais jouant ensemble, mes deux mains amplifient le mouvement de mon doigt en toi.
J’entends un bruissement d’eau et je me retrouve quelques secondes après avec tes doigts qui se referment sur moi. Tu commences par bouger lentement pour caler progressivement le rythme de tes caresses sur mon sexe avec celui de mes mouvements dans le tien. Nous exaltons et savourons ce moment pendant de belles minutes. Le froid se faisant sentir, je quitte ton intérieur, t’attrapes et te porte jusqu’au bord.

Le crépuscule est là, nous décidons de retourner près du feu. Sans te rhabiller, tu attrapes tes affaires et marches devant moi. Je te vois onduler, le peu de lumière restant se reflétant sur tes fesses blanches. Je me délecte de ta silhouette pendant tout notre trajet.

Le feu n’est plus qu’un petit tas de braises que je m’empresse de raviver. Je m’accroupis et tu fais de même épousant ma position. Tu es encore sous l’excitation de notre bain et tes doigts s’assurent que je le reste aussi. Pendant que j’attise les flammes, tu flirtes avec mon torse, mes jambes, mon pénis ou mes testicules. Je ne sens qu’une de tes mains sur moi et à ta respiration je devine aisément où se trouve la deuxième.

Une fois que les flammes crépitent de nouveau, tu m’embrasses et me pousses à m’étendre sur le dos. Mon torse reçoit tes premiers baisers, tu descends au fur et à mesure, passant par mon ventre jusqu’à te retrouver au niveau de mon intimité.

Tu souris, le contemples en le caressant quelques instants. Tu te dis que si ce moment n’est qu’un rêve censé n’avoir jamais existé, autant en profiter pour le vivre pleinement. La jeune fille sage et timide que tu es, s’efface pour laisser place à la femme remplie de désir et de tensions sexuelles.

Tu ouvres tes lèvres, glisses mon sexe entre elles et les refermes dessus. A quatre pattes, je vois ton cul brillé derrière tes cheveux pendant que tu te régales du plaisir que tu me donnes avec ta bouche. Tu sens mon corps se tendre par instant et perçoit mes expirations rugueuses. Tu me suces comme pour faire apparaître au grand jour l’animal sexuel qui est en moi. Celui qui doit te posséder d’ici peu.

Bouillant qu’excitation, je me redresse un peu pour attraper tes bras et t’attirer plus haut. Tes deux bras me recouchent sur l’herbe, tu souhaites guider ce moment. Tu m’enjambes et te places au-dessus de mon bassin. Tu saisis mon sexe que tu positionnes à l’entrée du tien avant de le faire glisser en douceur à l’intérieur de ton corps. Un râle s’échappe de toi quand j’y suis entièrement. Tu commences à danser comme les flammes qui se reflètent sur ta peau. Tu es l’amazone qui me possède en cet instant. Belle, sensuelle mais sauvage et libre.

La rondeur du mouvement de tes hanches courbe mon sexe et fait plier mon plaisir. Tu te meus avec grâce sur mon long. Tu te sens femme comme jamais en me faisant l’amour en pleine nature.

Tes balancements sont désormais ponctués des coups de reins que je donne pour appuyer tes mouvements. Ta respiration s’en fait plus difficile.

Tu te dis que l’homme de toutes les femmes est à ce moment-là à toi et pour toi. Son présent t’est entièrement dévolu. Il se passe à l’intérieur de toi avec comme seul intention d’unir et de magnifier les plaisirs que nous nous inspirons.

Je ne sais pas si c’est le feu, cette montagne ou nous, mais ce que tu voulais faire sortir de moi est bel et bien réveillé. Je te bascule sur le côté sans te quitter mes mains maintenant tes fesses, pose un baiser sur ta bouche et commence à dicter le rythme. Mes mouvements sont amples et profonds, je ne pénètre pas que ton vagin mais ton être. Mon initiative te fait t’étendre et tu t’abandonnes à mon étreinte.

Un bruit t’échappe à chaque fois que je suis au fond de toi. Tes mains attrapent mon visage, tu veux que je te prenne encore et encore. Tu es à moi.

L’amazone s’est muée et je suis désormais ton cavalier.

Je te quitte, saisis de nouveau tes fesses et te redressant je place tes fesses face à moi. Je te prends de nouveau m’accrochant à ton bassin, moi à genoux et toi à quatre pattes. Nous sommes comme deux bêtes copulant plus que raison, si ce n’est celle de notre plaisir.

Il n’en faut pas long pour tes bruits se transforment en chanson rythmée puis en gémissements continus. Tu en saisis l’herbe sous tes mains. Je perçois à tout ton corps les prémices de ton orgasme Et c’est ensemble que nous venons quelques instants après.

Le dernier de mes à-coups nous allonge sur l’herbe fraîche de cette nuit. Dans un câlin sans se quitter, nous nous assoupissons un instant.

La fraîcheur nous rappelle qu’il nous faut rejoindre notre tente. Pendant que je réveille notre feu, je réalise que sur ce versant, je n’ai pas abordé ton mont. La pensée que cela sera ton éveil me porte jusqu’à ce que je m’endorme, nos corps nus blottis l’un contre l’autre.

Etrebil

A L. pour L.

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